Jean-Pierre Bertrand

Jean-Pierre Bertrand

Les débuts de sa faim…de boogie !Jean-Pierre Bertrand découvre le blues et le boogie woogie comme des styles qui lui sont déjà familiers en 1967, lors d’un concert du grand pianiste-chanteur Américain Memphis Slim à Saint-Germain-en-Laye, sa ville natale. Il a alors douze ans, et une très bonne mémoire musicale !

Baigné dans l’art en famille, il aime le chant très tôt et s’éprend pour un microsillon du pianiste Claude Bolling, medley de ragtime et boogie woogie et véritable référence en la matière. Élève au conservatoire de piano classique depuis 61, le choc est tel qu’il délaisse les partitions en 68 lors de sa révolution étudiante…et commence à jouer d’oreille les grands du piano jazz traditionnel. Quelle liberté ! Parcours et influences : d’un piano à l’autre.

Plus tard, sa rencontre au pub Cambridge à Paris où sévit Jean-Paul Amouroux, pionnier Français du piano blues et boogie, sera un moment décisif. Transmettre ces émotions troublantes du blues aux tonalités ambiguës, ces rythmes endiablés du boogie et apprendre sur un simple pick-up les Albert Ammons, Pete Johnson ou autre Lloyd Glenn devient urgent ! Il s’y consacre ardemment en autodidacte. Il étudie à l’école hôtelière de Paris et de Toulouse de 72 à 77 et occupe différentes fonctions dans la restauration et l’hôtellerie jusqu’en 84. Malice du destin : Jean-Pierre adore le piano des cuisines ! Ouverture d’un restaurant club de jazz à Paris-St Germain des Près puis, en 91, début d’un chemin de pianiste professionnel où dominent le swing et sa passion musicale pour le jazz authentique qui se danse, se partage et rend la fête possible ! À « La table d’Harmonie », son établissement, il reçoit les plus grands jazzmen Français et fait découvrir dans la capitale des pointures tels que le grand « Strideur » François Rilhac, Axel Zwingenberger, le pianiste de Hambourg, meilleur mondial du piano blues et Boogie. Ce dernier sera très influent pour la maturité de Jean-Pierre et lui fera découvrir, lors de nombreuses tournées en Allemagne, les multiples facettes du Boogie. Il lui met le pied à l’étrier dans un pays où cette musique est particulièrement appréciée et où JPB est désormais renommé.

En chiffres et clé de sol JPB ce sont : 15 CD enregistrés à ce jour, du solo à la formule en sextet avec son orchestre  » Boogie System » qui s’est illustré sur la scène du Théâtre Antique de « Jazz à Vienne » en juillet 2015 devant plus de 8000 spectateurs enthousiastes. Deux albums remarquables en duo de pianos : l’un avec Amouroux, l’autre avec Frank Muschalle le Berlinois, à l’instar des joutes pianistiques mémorables Pete-Albert dans les années 40. Un nouvel album a vu le jour en décembre 2019 : « MOSAÏC » en formule solo et trio avec Enzo Mucci à la contrebasse et Michel Denis (ex-batteur de Memphis Slim) à la batterie. Plus de cent prestations, concerts, master-class chaque année et 5 festivals en France dont il assure la direction artistique, dans l’Yonne, à Peissac-Leognan, Carry-le-Rouet, Beaune, Charbonnieres-les-Bains.

Il joue également régulièrement dans les grands clubs dédiés à la danse où il est très apprécié pour son tempo d’enfer et son enthousiasme contagieux Il tourne régulièrement en solo en Allemagne, Autriche, Suisse, USA, Pologne et bien sûr en France. Évènement : « Brisons la glace » Il est le seul pianiste au monde à avoir joué sur la banquise au Pôle Nord en 2000 pour un événement exclusif organisé par une prestigieuse compagnie informatique. Expérience unique et insolite à 90° Nord, les pieds dans la neige mais sans les moufles ! Son style en scène Doté d’un jeu fin où élégance et improvisation font la part belle aux standards du boogie, JPB est aussi un improvisateur fertile. Son style fluide et très imprégné de la difficile technique du Boogie Woogie fait swinguer et sonner le piano avec légèreté et de façon très personnelle, introduisant de multiples émotions et couleurs musicales.